15 SEPTEMBRE : TOUTES ET TOUS EN LUTTE !

CONTRE L’AUSTÉRITÉ IMPOSÉE ! POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES, DES PENSIONS ET DES ALLOCATIONS !

Chaque année, à la rentrée, le gouvernement prépare le budget de l’État et celui de la Sécurité sociale. Et chaque année, c’est la même histoire : il faudrait faire des économies. Mais ces économies ne sont jamais faites sur les profits des grandes entreprises, sur les dividendes des actionnaires ou sur les cadeaux accordés au patronat. Elles sont toujours faites sur les travailleurs.

Cette année encore, le gouvernement prépare un budget qui s’annonce particulièrement violent. Il veut réduire les dépenses publiques, remettre en cause les droits sociaux et poursuivre le démantèlement des services publics. Faute de majorité, il est prêt à passer en force. Face à cette offensive, une chose est certaine : seule la mobilisation pourra le faire reculer.

Pourtant, quand il s’agit d’augmenter les dépenses militaires, les milliards sont immédiatement disponibles. Le budget des Armées atteindra 68,4 milliards d’euros en 2026, soit 6,7 milliards de plus qu’en 2025. Depuis 2017, il a augmenté de 77 %. Dans le même temps, on nous explique qu’il n’y aurait plus d’argent pour les hôpitaux, les écoles, la Sécurité sociale, les salaires, les retraites ou les allocations.

Ces choix ne sont pas neutres. Ils traduisent une politique qui privilégie l’économie de guerre, les intérêts des grands groupes industriels et les profits, pendant que le monde du travail est appelé à payer la facture.

Les salariés voient leurs salaires perdre du pouvoir d’achat. Les retraités peinent à vivre avec leurs pensions. Les services publics sont étranglés. Les hôpitaux manquent de personnel, les écoles de moyens, la Sécurité sociale est sans cesse attaquée.

Les privés d’emploi sont eux aussi dans le viseur. Cette année, le patronat a imposé une année blanche pour l’assurance chômage : aucune augmentation de l’ARE malgré la hausse continue des prix. Et maintenant, le gouvernement veut récupérer les excédents de l’Unédic pour financer son budget. Après avoir réduit les droits des privés d’emploi, il veut utiliser leur assurance chômage comme une variable d’ajustement.

Nous refusons cette logique. Nous refusons qu’il y ait toujours de l’argent pour les armes, mais jamais pour répondre aux besoins de la population. Nous refusons que les richesses produites par le travail servent d’abord à rémunérer les actionnaires, financer les cadeaux au patronat ou alimenter une économie de guerre. Nous refusons que les salariés, les retraités, les privés d’emploi et les jeunes soient condamnés à payer les choix d’une minorité. Le gouvernement espère que chacun subira ces attaques dans son coin. C’est exactement l’inverse qu’il faut construire. Salariés, retraités, privés d’emploi, jeunes, précaires : nous avons les mêmes intérêts. Ensemble, nous pouvons imposer d’autres choix.